Le lion d'Afrique a perdu la très grande majorité de son aire de répartition historique, et ses effectifs ont fortement décliné en quelques décennies.
Les estimations situent la population africaine à quelques dizaines de milliers d'individus, en forte baisse et très fragmentée. L'espèce est classée vulnérable au niveau mondial.
Une population unique subsiste dans la forêt de Gir, en Inde, réduite à quelques dizaines d'individus au début du vingtième siècle et remontée à quelques centaines grâce à une protection stricte. Sa concentration sur un seul site la rend vulnérable.
Perte d'habitat, raréfaction des proies sauvages, conflits avec l'élevage et abattages en représailles, braconnage et commerce d'ossements. Les conflits avec les éleveurs sont la cause la plus fréquente de mortalité en dehors des aires protégées.
Enclos renforcés pour le bétail, indemnisation des pertes, corridors entre aires protégées et implication des communautés riveraines. Les programmes qui associent les populations locales obtiennent les résultats les plus durables.